Mettre
en place des activités économiques,
sociales et culturelles par le biais de rencontres
avec le Burkina Faso afin d'étudier,
de réaliser des projets de développement
durable, telle est l'ambition du groupe Baobab.
Au programme du voyage de février, ateliers
photo, peinture et chant.
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Des
projets de développement durable |
"Cela
fait 8 ans que je me rends au Burkina Fasso
avec le groupe Baobab. L'objectif de cette association
consiste à aider la population d'un village
à mettre en place des activités
économiques, sociales, culturelles pour
lui redonner une impulsion dynamique destinée
à étudier les projets de développement
durable"
explique Isabelle Vuillet, présidente
de Baobab. "Nous
travaillons sur un projet avec les villageois,
nous le rédigeons ensemble et nous essayons
de collecter des fonds, mais nous ne faisons
pas le travail à leur place. Notre intention
est défavoriser leur autonomie avec un
principe de base : que chaque projet mis en
route soit durable, dynamique et s'autofinance".
| Une
palette d'ateliers culturels |
"Nous
sommes partis une semaine au Burkina Faso, dans
le village de Goudrin avec dans l'idée
de mettre en place plusieurs projets. Au menu
culturel, ont figuré plusieurs ateliers
dans lesquels se sont répartis les enfants.
Un atelier photo, tout d'abord. "Iris Photo",
nous avait donné 12 appareils jetables.
Après un apprentissage technique, une
douzaine d'enfants se sont livrés au
jeu de la photo avec fierté. Paysages,
animaux, personnages... autant de sujets pour
ces enfants qui n'avaient jamais touché
un appareil photo de leur vie. Nous allons utiliser
ces photos pour élaborer un calendrier
agrémenté de dessins réalisés
dans le cadre de l'atelier peinture. Les bénéfices
rapportés serviront pour les projets
du village" précise
Isabelle. Atelier photo, peinture, chant, autant
de moyens d'expression pour rendre le village
vivant.
Ce voyage fut l'occasion d'organiser une rencontre
avec le groupement des femmes pour faire le
point sur les microcrédits. "Nous
leur avions attribué 4 580 euros pour
mettre en place 12 microcrédits et nous
souhaitions savoir si elles avaient bien remboursé".
Une réussite, puisque tous
les microcrédits ont été
remboursés à 100 %. Pour nous
remercier, les femmes nous ont construit une
case traditionnelle. En février 2006,
nous avions construit sur un terrain de 12 ha
donné par le chef du village la maison
Baobab comprenant une cuisine, une salle à
manger, un hangar et 8 autres constructions
sous la forme de cases. "L'intérêt
de cette maison Baobab est de créer une
structure d'accueil de tourisme équitable
afin de donner du travail à des jeunes
villageois. D'ailleurs nous offrons une taxe
de séjour de 2 euros la nuitée
aux Villageois.
De ces pérégrinations au Burkina
Faso, de ces échanges interculturels,
de ce partage de différences, Isabelle
reconnaît en revenir transformée
et admirative.. "Lors
d'un problème grave, les ethnies ont
l'art de résoudre les difficultés
tout en douceur. Nous avions un souci entre
éleveurs et agriculteurs de deux ethnies
différentes, les Peulh et les Mossé.
En 5 minutes, ils ont trouvé un point
d'entente pour mettre en place un comité
de surveillance." Dans le cadre
de ce rapprochement entre ethnies, "nous
souhaiterions développer le projet d'un
récit composé à partir
des traditions orales, de la mémoire
des habitants. Peuhl et Mossé écriraient
chacun leur histoire, retraçant leurs
parcours, leur intégration et l'impact
du groupe Baobab dans leurs relations".
Une manière de conserver une trace écrite
du patrimoine. "Nous
devrions récupérer les écrits
en juillet 2008 avec l'intention de les faire
éditer en France. L'argent récolté
servirait à financer de nouveaux projets"
conclut Isabelle Vuillet.