Groupe Baobab / Presse
 
     


Le dynamisme solidaire

Mars 2008

Mettre en place des activités économiques, sociales et culturelles par le biais de rencontres avec le Burkina Faso afin d'étudier, de réaliser des projets de développement durable, telle est l'ambition du groupe Baobab. Au programme du voyage de février, ateliers photo, peinture et chant.

Des projets de développement durable

"Cela fait 8 ans que je me rends au Burkina Fasso avec le groupe Baobab. L'objectif de cette association consiste à aider la population d'un village à mettre en place des activités économiques, sociales, culturelles pour lui redonner une impulsion dynamique destinée à étudier les projets de développement durable" explique Isabelle Vuillet, présidente de Baobab. "Nous travaillons sur un projet avec les villageois, nous le rédigeons ensemble et nous essayons de collecter des fonds, mais nous ne faisons pas le travail à leur place. Notre intention est défavoriser leur autonomie avec un principe de base : que chaque projet mis en route soit durable, dynamique et s'autofinance".

Une palette d'ateliers culturels

"Nous sommes partis une semaine au Burkina Faso, dans le village de Goudrin avec dans l'idée de mettre en place plusieurs projets. Au menu culturel, ont figuré plusieurs ateliers dans lesquels se sont répartis les enfants. Un atelier photo, tout d'abord. "Iris Photo", nous avait donné 12 appareils jetables. Après un apprentissage technique, une douzaine d'enfants se sont livrés au jeu de la photo avec fierté. Paysages, animaux, personnages... autant de sujets pour ces enfants qui n'avaient jamais touché un appareil photo de leur vie. Nous allons utiliser ces photos pour élaborer un calendrier agrémenté de dessins réalisés dans le cadre de l'atelier peinture. Les bénéfices rapportés serviront pour les projets du village" précise Isabelle. Atelier photo, peinture, chant, autant de moyens d'expression pour rendre le village vivant.

La femme à l'honneur

Ce voyage fut l'occasion d'organiser une rencontre avec le groupement des femmes pour faire le point sur les microcrédits. "Nous leur avions attribué 4 580 euros pour mettre en place 12 microcrédits et nous souhaitions savoir si elles avaient bien remboursé". Une réussite, puisque tous les microcrédits ont été remboursés à 100 %. Pour nous remercier, les femmes nous ont construit une case traditionnelle. En février 2006, nous avions construit sur un terrain de 12 ha donné par le chef du village la maison Baobab comprenant une cuisine, une salle à manger, un hangar et 8 autres constructions sous la forme de cases. "L'intérêt de cette maison Baobab est de créer une structure d'accueil de tourisme équitable afin de donner du travail à des jeunes villageois. D'ailleurs nous offrons une taxe de séjour de 2 euros la nuitée aux Villageois.

Une leçon d'humilité

De ces pérégrinations au Burkina Faso, de ces échanges interculturels, de ce partage de différences, Isabelle reconnaît en revenir transformée et admirative.. "Lors d'un problème grave, les ethnies ont l'art de résoudre les difficultés tout en douceur. Nous avions un souci entre éleveurs et agriculteurs de deux ethnies différentes, les Peulh et les Mossé. En 5 minutes, ils ont trouvé un point d'entente pour mettre en place un comité de surveillance." Dans le cadre de ce rapprochement entre ethnies, "nous souhaiterions développer le projet d'un récit composé à partir des traditions orales, de la mémoire des habitants. Peuhl et Mossé écriraient chacun leur histoire, retraçant leurs parcours, leur intégration et l'impact du groupe Baobab dans leurs relations". Une manière de conserver une trace écrite du patrimoine. "Nous devrions récupérer les écrits en juillet 2008 avec l'intention de les faire éditer en France. L'argent récolté servirait à financer de nouveaux projets" conclut Isabelle Vuillet.