Le
hameau du Cliquenois est situé à l'extrémité
Sud-Ouest
de la commune de Wambrechies, vers Lompret.
Dans
l'état actuel des connaissances, nous sommes assez
mal renseignés sur les anciens possesseurs de ce
fief. La famille chevaleresque du nom n'a pratiquement laissé
aucune trace. En 1480 meurt Jean d'OSTENDE, déjà
seigneur de Marcot et de l'Epinette à Wambrechies,
puis seigneur du Cliquenois. Peut-être ce fief lui
vint-il de sa femme Marguerite d'Allennes
et passa-t-il à leur fils Jacques.
Nous
arrivons au XVIIe siècle pour trouver Denis LE CAT
de Beauffremez, seigneur de la Douve, de Neuve-Eglise et
du Cliquenois, puis son fils Gilles (1691-1738) mort célibataire,
laissant sa sœur Marie-Madeleine pour seule héritière.
Marie-Madeleine LE CAT (1691-1746) recueillit
une fortune considérable. Elle épousa à
48 ans Ferdinand-Joseph LEFEBVRE-DELATTRE, seigneur de Ligny
(à Beaucamps) dont elle n'eut pas d'enfant. Sentant
sa fin prochaine, elle légua tous ses biens à
des parents
en général assez éloignés.
Le
2 Juillet 1743 elle donne à son neveu et filleul,
Joseph-Auguste LEFEBVRE-DELATTRE, les fermes, fief, terre
et seigneurie du Cliquenois situés au village de
Wambrechies. Joseph-Auguste LEFEBVRE-DELATTRE, né
en 1741 devint donc Seigneur du Cliquenois à 5 ans.
Il était fils de Michel-Alexandre, seigneur de La
Fresnoye, Ascq, Hollemain, etc.
et de Marie-Pelagie-Joseph d'Hespelde Bondeville.
Outre
le Cliquenois, Joseph-Auguste LEFEBVRE-DELATTRE possédait
les seigneuries de Pierbaix, Rabodinghe, La Grand'Garde.
Il se maria deux fois : en 1787 avec Marie-Françoise-Amélie
de LUYTENS, décédée en 1789 sans enfants
; en 1792 avec Marie-Cécile-Charlotte le Couvreur
d'Orifontaine (1764-1825), inhumé à Wambrechies,
qui lui laissa deux filles. La plus jeune Marie-Julie-Lucie,
connue sous le nom de "Mademoiselle du Cliquenois",
née à Wambrechies en l'an IV y décédait
célibataire en 1873. Elle fonda l'école de
la Providence à Wambrechies.
L'ainée
Charlotte-Gabrielle LEFEBVRE-DELATTRE, née au Cliquenois
en 1794, décédée en 1863 à Pas-en-Artois,
apporte cette terre à son mari : Alexandre Ernest
Joseph LE MESRE de PAS qui la transmit à ses descendants
: LE MESRE de PAS puis DIESBACH de BEILEROCHE.
Le
château appartient depuis 1959 à l'Union des
Œuvres Françaises de Saint-Vincent de Paul.
[site de l'UOF Saint-Vincent
de Paul]
Le
château semble dater du XVIIe siècle. Rien
ne laisse croire à une construction antérieure.
Construit en briques et pierres, son architecture rappelle
celle qui fleurit à Lille après la conquête
de Louis XIV. La façade du château a été
sans doute remodelée à la Restauration (1814-1830).
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