Antécédents et débuts sous la houlette
de la jeune Société de Saint Vincent de Paul. 1846

> T
rès vite après sa fondation en 1833 sous l'impulsion de F. Ozanam, la Société crée des « œuvres de patronage » pour réunir et « patronner » auprès des chefs d'entreprise les enfants des familles que les « confrères » ont pris sous leur protection.

> La 3e maison parisienne de ces œuvres de patronage s'ouvre dès 1846 sur un premier site dans la rue des Petites Écuries, puis est transférée en 1847 rue Saint-Sauveur avant de s'installer en février 1851 dans notre quartier, dans une maison de la rue Saint-Quentin. On y trouve aussi une école et une chapelle.
C'est alors qu'Alexandre Legentil (1821-1889), négociant en textile et paroissien de Saint-Vincent de Paul, en devient Vice-Président. Il en assume rapidement la pleine responsabilité, qu'il conservera jusqu'en 1889.

L'installation au 12 rue Bossuet.
La période Alexandre LEGENTIL, 1856-1889

> Alexandre Legentil fournit les fonds pour l'achat d'une propriété plus vaste que celle de la rue Saint-Quentin. Il y fait construire deux bâtiments avec salles de classe, de jeux et de réunion, réfectoire et chapelle. L'ensemble est consacré le 6 décembre 1856, sous le triple vocable de l'Immaculée Conception, de saint Charles Borromée et de saint Vincent de Paul Le nom de Saint-Charles est donné à l'œuvre en mémoire de Charles Legentil, père d'Alexandre.

"Vie cachée", telle est la devise d'Alexandre Legentil
Alexandre Legentil et Marie Marcotte son épouse,
par J.A.D. Ingres.
Dessin sur papier, localisé et daté :
au Poncelet, 29 août 1846.

> Les effectifs montent très vite à 150 enfants ; les confrères de la Société de Saint-Vincent de Paul se cotisent alors pour acheter la propriété voisine dont les nouvelles installations sont inaugurées le 27 mars 1859, ce qui permet aux effectifs de dépasser rapidement 300 enfants. Les anciens du « patro » persévèrent dans leur fidélité à leur maison. On crée pour eux en 1861 une structure sous le vocable de saint Joseph, qui deviendra rapidement le « Cercle » ouvert aux jeunes ouvriers et apprentis de plus de 17 ans. Ils disposent notamment d'un billard et d'une bibliothèque et on leur propose des activités « adaptées à leur âge. » Un peu plus tard, on décide d'accueillir le jeudi les enfants des écoles pour « les soustraire aux dangers de la rue ». C'est le Patronage des Saints Anges.

> La Commune de Paris perturbe le patronage sans cependant le mettre en danger. Il recueille même le siège de la paroisse quand l'église est fermée par les insurgés le 19 avril 1871. C'est à cette époque qu'Alexandre Legentil est l'un des initiateurs du vœu national pour la construction de la Basilique du Sacré Cœur.

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