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Aux côtés de Henri Abrial, président de Revivre (au premier plan) quelques bénévoles indispensables au fonctionnement du foyer

« Revivre
c'est comme un port d'attache :
nous avons nos fidèles »

édition du 23 février 2008
Le foyer apporte depuis trente ans aide et soutien aux plus démunis parmi lesquels de plus en plus de familles.

Vendredi soir, le foyer Revivre qui, trois fois par semaine
offre un repas chaud aux plus démunis, a commémoré
ses trente années d'existence.
Rencontre avec Henri Abrial, président de l'association.

Vous célébrez les trente ans du foyer Revivre. Comment est née l'association ?

Henri Abrial : En 1977, Mgr Rousset a fait appel à la Société Saint-Vincent de Paul et au Secours Catholique pour créer un foyer qui accueillerait les plus démunis de la ville. Autrefois installé rue Mi-Carême, le foyer a intégré le 22 rue Marengo en 1980. Au début, Revivre recevait surtout ce qu'on appelait des clochards, souvent fortement alcoolisés. Aujourd'hui, la population s'est « démocratisée » puisque nous accueillons beaucoup de personnes en détresse, isolées, parfois à la rue ou qui connaissent des difficultés financières, sociales ou professionnelles, de petits retraités aussi qui, au-delà d'un repas, viennent pour rompre leur solitude. Revivre, c'est comme un port d'attache, nous avons nos fidèles.

Comment fonctionne le foyer aujourd'hui ?

H. A. : Les mercredis, jeudis et samedis, nous offrons un repas chaud et équilibré à tous ceux qui se présentent. Revivre c'est anonyme et gratuit. Actuellement, nous servons de cinquante à quatre-vingt-dix repas par jour auxquels s'ajoutent les colis distribués pour le dimanche. Nous disposons également d'un service médical, infirmière somatique et psychiatres, d'un vestiaire pour hommes et femmes, d'un coiffeur pour hommes. Le samedi, une chorale fonctionne et nous proposons quelques moments conviviaux à Noël et en juin. Le foyer est ouvert toute l'année sauf un mois d'été mais nous distribuons environ 3 000 colis en alternance avec l'asile de nuit.

Justement comment est financé le foyer ?

H. A. : La plus grande partie des repas est assurée par la Banque alimentaire. Nous recevons des subventions de la mairie, du CCAS et du Conseil Général. Le reste est financé par notre gala, nos journées portes ouvertes et de dons de sympathisants. Et puis surtout, Revivre c'est une soixantaine de bénévoles qui se relaient tout au long de l'année, des anciens et des plus jeunes, comme les élèves de Saint-Michel qui viennent offrir un peu de leur temps.
 

Coordonnées : 22 rue Marengo- 42000 Saint-Etienne
Téléphone : 04.77.21.12.35 - Site Internet : www.oeuvres-uof.org/revivre