Vous célébrez
les trente ans du foyer Revivre. Comment est née
l'association ?
Henri
Abrial : En
1977, Mgr Rousset a fait appel à la Société
Saint-Vincent de Paul et au Secours Catholique pour
créer un foyer qui accueillerait les plus démunis
de la ville. Autrefois installé rue Mi-Carême,
le foyer a intégré le 22 rue Marengo
en 1980. Au début, Revivre
recevait surtout ce qu'on appelait des clochards,
souvent fortement alcoolisés. Aujourd'hui,
la population s'est « démocratisée
» puisque nous accueillons beaucoup de personnes
en détresse, isolées, parfois à
la rue ou qui connaissent des difficultés financières,
sociales ou professionnelles, de petits retraités
aussi qui, au-delà d'un repas, viennent pour
rompre leur solitude. Revivre,
c'est comme un port d'attache,
nous avons nos fidèles.
Comment fonctionne le
foyer aujourd'hui ?
H.
A. : Les
mercredis, jeudis et samedis, nous offrons un repas
chaud et équilibré à tous ceux
qui se présentent. Revivre
c'est anonyme et gratuit. Actuellement, nous servons
de cinquante à quatre-vingt-dix repas par jour
auxquels s'ajoutent les colis distribués pour
le dimanche. Nous disposons également d'un
service médical, infirmière somatique
et psychiatres, d'un vestiaire pour hommes et femmes,
d'un coiffeur pour hommes. Le samedi, une chorale
fonctionne et nous proposons quelques moments conviviaux
à Noël et en juin. Le foyer est ouvert
toute l'année sauf un mois d'été
mais nous distribuons environ 3 000 colis en alternance
avec l'asile de nuit.
Justement comment est
financé le foyer ?
H.
A. : La
plus grande partie des repas est assurée par
la Banque alimentaire. Nous recevons des subventions
de la mairie, du CCAS et du Conseil Général.
Le reste est financé par notre gala, nos journées
portes ouvertes et de dons de sympathisants. Et puis
surtout, Revivre
c'est une soixantaine de bénévoles qui
se relaient tout au long de l'année, des anciens
et des plus jeunes, comme les élèves
de Saint-Michel qui viennent offrir un peu de leur
temps. |