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  Coups de pouce aux entrepreneurs, Toutes les Nouvelles, l'hebdo des Yvelines, 11 février 2004 (Propos recueillis par Virginie Fontaine)
   
Marcel Bourgeois et Philippe Romain font tous les deux partie de la conférence Saint-Vincent-de-Paul. Grâce au legs de Suzanne Michaux, décédée en 2001, ils ont mis en place une association qui porte le nom de la bienfaitrice. Objectif ? Aider les jeunes, qui n'ont pas toujours "papa et maman derrière" pour monter leur entreprise.

L'Invité Marcel Bourgeois, responsable de l'association Suzanne Michaux

C
omment est née l'association Suzanne Michaux ?
De par mes activités dans le monde associatif, j'ai eu l'occasion de rencontrer des responsables et des jeunes du Service versaillais de prévention jeunes (SVP jeunes), dans le quartier de Jussieu.
J'ai pu constater que de nombreux jeunes avaient de bonnes idées pour
essayer de s'en sortir en créant leur propre société. Avec Philippe Romain, nous avons réfléchi à un projet d'association et, après en voir fait la demande, nous avons pu bénéficier du legs de Suzanne Michaux à la conférence Saint-Vincent-de-Paul. Les associations Solidarité cadres Yvelines et Salveterra 78, font également partie des fondateurs. Elles nous apportent leur expérience car ce qu'elles ont entrepris jusqu'à aujourd'hui marche très fort [NDLR : En cinq ans, Salveterra, basée à La Celle Saint-Cloud, a contribué à la création de cent entreprises et deux cents emplois].

Quels sont vos besoins, au moment où vous démarrez ?
Nous cherchons des accompagnateurs. Pas forcément des consultants ou des chefs d'entreprises. Des artisans, des commerçants ou des cadres qui ont eu, à un moment donné de leur carrière, l'occasion de monter une entreprise et qui savent de quoi ils parlent. Bien sûr, ils ne seront pas lâchés dans la nature, et nous leur fournirons une méthode sur la marche à suivre auprès des jeunes.

Quant aux jeunes que vous allez aider ?
Ils doivent venir avec un projet sous le bras. Notre but est de rompre les idées reçues. On ne créé pas une entreprise « et puis après, on verra ». Non, ce n'est pas ça. Il y a entre six mois et un an de travail en amont, pour être sûr de ne pas manquer son coup. Il ne faut pas non plus une idée novatrice pour faire fonctionner une société. C'est faux. Nous avons aidé une femme qui, à 50 ans, était à deux doigts de se retrouver dans la rue. Elle a réussi à ouvrir un petit commerce de rideaux, à Viroflay.
Il faut donc être sûr de pouvoir vendre ce que l'on propose, quel que soit le produit. Et pour ça, il faut enquêter un minimum... Voilà le cheminement à suivre. Nous travaillons déjà sur deux projets qui concernent deux jeunes chacun. Ils avancent bien, ils sont très motivés. Nous les recevrons dans un bureau et nous pourrons travailler correctement avec les deux ordinateurs que Versailles Habitat nous a donnés.

.Finalement, vous êtes plutôt fidèles à Suzanne Michaux...
Tout à fait. Elle a été une pionnière de la formation professionnelle des jeunes filles,et quand elle fut très âgée, les bénévoles de Saint-Vincent la visitaient régulièrement car elle était handicapée et absolument sans famille. Elle a tout préparé avant sa mort, pour faire des legs à diverses associations. Nous avons à cœur d'honorer sa mémoire.