essayer de s'en sortir en créant leur propre
société. Avec Philippe Romain, nous
avons réfléchi à un projet
d'association et, après en voir fait la demande,
nous avons pu bénéficier du legs de
Suzanne Michaux à la conférence Saint-Vincent-de-Paul.
Les associations Solidarité cadres Yvelines
et Salveterra 78, font également
partie des fondateurs. Elles nous apportent leur
expérience car ce qu'elles ont entrepris
jusqu'à aujourd'hui marche très fort
[NDLR : En cinq ans, Salveterra, basée à
La Celle Saint-Cloud, a contribué à
la création de cent entreprises et deux cents
emplois].
•
Quels sont vos besoins, au
moment où vous démarrez ?
Nous
cherchons des accompagnateurs. Pas forcément
des consultants ou des chefs d'entreprises. Des
artisans, des commerçants ou des cadres qui
ont eu, à un moment donné de leur
carrière, l'occasion de monter une entreprise
et qui savent de quoi ils parlent. Bien sûr,
ils ne seront pas lâchés dans la nature,
et nous leur fournirons une méthode sur la
marche à suivre auprès des jeunes.
• Quant aux
jeunes que vous allez aider ?
Ils
doivent venir avec un projet sous le bras. Notre
but est de rompre les idées reçues.
On ne créé pas une entreprise «
et puis après, on verra ». Non,
ce n'est pas ça. Il y a entre six mois et
un an de travail en amont, pour être sûr
de ne pas manquer son coup. Il ne faut pas non plus
une idée novatrice pour faire fonctionner
une société. C'est faux. Nous avons
aidé une femme qui, à 50 ans, était
à deux doigts de se retrouver dans la rue.
Elle a réussi à ouvrir un petit commerce
de rideaux, à Viroflay.
Il
faut donc être sûr de pouvoir vendre
ce que l'on propose, quel que soit le produit. Et
pour ça, il faut enquêter un minimum...
Voilà le cheminement à suivre. Nous
travaillons déjà sur deux projets
qui concernent deux jeunes chacun. Ils avancent
bien, ils sont très motivés. Nous
les recevrons dans un bureau et nous pourrons travailler
correctement avec les deux ordinateurs que Versailles
Habitat nous a donnés.
.• Finalement,
vous êtes plutôt fidèles à
Suzanne Michaux...
Tout
à fait. Elle a été une pionnière
de la formation professionnelle des jeunes filles,et
quand elle fut très âgée, les
bénévoles de Saint-Vincent la visitaient
régulièrement car elle était
handicapée et absolument sans famille. Elle
a tout préparé avant sa mort, pour
faire des legs à diverses associations. Nous
avons à cœur d'honorer sa mémoire.
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